Notre prévôt avait envoyé un émissaire à Namur pour participer aux fêtes organisées ce week-end. Il y avait du monde. L’organisation identiques aux années précédentes et la répartition des activités entre les différentes esplanades, étaient bien pensées. Les spectacles étaient variés, intrigants, intéressants. L’encadrement était bien visible et sécurisant tout en restant discret.





Peut-être est-ce par manque d’examens scolaires mais j’en reviens avec du très sérieux : des math, de la physique et de l’archéologie expérimentale. Pas de panique : cela s’est fait de manière très interactive, amusante, curieuse.

La première rencontre fut avec Xavier des FDR. Il proposait au public une démonstration avec son mini trébuchet … à radis. Son voisin de tente n’était pas très très content puisqu’il devait se protéger des radis volants avec son bouclier tout en interagissant lui aussi avec les visiteurs. Le trébuchet est la version mécanique d’Obélix. Cette arme de guerre pouvait lancer des gros boulets à 200-300m. Le principe était bien connu mais il n’y avait aucun calcul : tout se faisait de manière empirique, par essais et erreurs. Surtout ne pas rester au pied de l’engin ni derrière : le projectile, mal lancé, pouvait retomber verticalement ou être projeté vers l’arrière … Nous qui avions l’envie d’en fabriquer un pour 2030, cela devient un gros chantier. Je venais, il y a deux jours, d’en parler à mon collègue de physique : les élèves de l’AR Huy vont nous calculer tout cela dans leur cours sur la balistique.



Deux tentes plus loin, nous avons rencontré les vanniers. Non, ils ne faisaient pas des blagues mais des paniers. Malgré la douceur, ils se disaient qu’ils étaient déjà trop au chaud : c’était une activité d’automne ou à réaliser dans la fraicheur des arbres au bord d’un ruisseau afin de pouvoir travailler les branches plus facilement.
A quelques pas, le bâtisseur, ancêtre du prof de math, tentait de faire apprécier son langage. Il y réussissait bien. Il tenait en son bec un … Non, je me trompe d’histoire. Il avait en ses mains sa farde dessins secrets. Il manipulait, tel un combattant de Jodo, un grand bâton ligné où les repères représentent les mesures de la coudée, du pied, de la paume … Et comme un retiaire, il nous a embobiné dans les formes géométriques de base avec sa corde à 13 noeuds et surtout … 12 espaces. En deux trois mouvements, nous sommes passés du triangle isocèle au triangle équilatéral puis au triangle rectangle pour terminer en carré ou en rectangle, … Si il nous semble normal de compter par dizaines aujourd’hui, c’est la table de 12 qui fut la base de la réalité pour nos ancêtres. Pourquoi vend-on encore aujourd’hui les oeufs ou les huitres par 6 ? Je vois bien un stage l’an prochain à Poilvache présenté comme moyens de révision pour tous les élèves devant présenter la 2e session d’examens en mathématique…



Après une petite pause rafraîchissante, parce que les Verres historiques ou le chantepleure donnent soif, et une petite pause musicale enjouée avec PescaLuna, nous avons rencontré une des équipes de l’AMVCC de Couçy-le-Château. Non ce n’est pas le club de foot local mais la très sérieuse et pragmatique association qui cherche à reconstituer le château et le bourg avec le savoir-faire de l’époque, celle du 13e siècle. Elle fait partie de R.EMP.A.R.T. Passionnant.

Tout en continuant à frapper, coudre ou écrire, les jeunes médiateurs expliquaient en long et en large, dans un discours précis et plaisant, la tente en lin, la frappe de la monnaie, la chausse et le slip (homme : mais que portait la femme ?), le rouet à réparer, les différents chantiers et stages de l’été, … Et je n’ai pas eu le temps de m’arrêter en cuisine. Vous en entendrez encore parlé dans les mois qui viennent.






Les Médiévales de Namur début juillet, à dans deux ans, pour de nouvelles rencontres !










