« Boloirque »

Avec ses 2,10 m d’épaisseur en moyenne, la courtine Est du château était à l’origine capable de résister à l’artillerie ancienne composée de trébuchets ou d’autres engins de siège du même type, qui projetaient des boulets de pierre par un mouvement de balancier. De telles machines de guerre seront employées au cours du siège de 1238 auquel la forteresse résista avec succès.  Il en va tout autrement dès 1324. Cette année-là voit l’apparition en Europe de l’artillerie à poudre, beaucoup plus redoutable.  Les anciennes murailles ne constituent désormais plus une protection suffisante. Il devient indispensable de les adapter.

La solution appliquée à Poilvache consista à construire devant la courtine Est du château (la plus menacée) un nouveau mur et à combler l’espace intermédiaire ainsi aménagé avec de la terre, jusqu’à une certaine hauteur. L’épaisseur totale ainsi obtenue pouvait approcher 6m ! C’est vraisemblablement cette nouvelle maçonnerie qui est qualifiée de « boloirque » dans les textes. Même si elle venait à être frappée par un boulet projeté par une bombarde, la masse de terre située à l’arrière amortissait les chocs et protégeait la courtine.

Accès interdit au boloirque pour raison de sécurité !

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