15 octobre, 12 novembre, 10 décembre 2025 et 21 janvier 2026 seront jours de chasse à Poilvache et dans les environs. La circulation des véhicules motorisés y sera donc interdites et il vous est fortement conseillé de ne pas vous promener ces jours-là dans le secteur. Les animaux sauvages seront nerveux et ou en fuite … mais il faut bien réguler la population de certaines espèces.
Prenez donc vos dispositions pour décaler vos journées de promenade.
Les appellations des lieux-dits ne sont pas dues au hasard. Elles ont été créées par nos aïeux. On appelle un endroit d’une certaine manière parce qu’il y a une raison objective de le faire. Derrière des mots parfois énigmatiques se cachent des ruisseaux, des arbres, des plantes et des espèces forestières, des animaux domestiques ou sauvages et enfin le travail des hommes.
Mais pourquoi donc appelait-on notre « forteresse » Poilvache ? Et pourquoi donc appelait-on notre « forteresse » par deux noms ? Et pourquoi le vallon méridional se nomme-t-il Colbert ou la Coleberre ? Jean German nous proposera quelques explications moins sur Poilvache proprement dit que sur la région de nos fiefs du Condroz, à commencer par Schaltin.
La laitue à feuille de saule n’avait plus été observée dans notre pays depuis 1940. Alors que l’on pensait cette espèce complètement éteinte, la naturaliste à l’origine de cette découverte en bords de Meuse entre Anhée et Houx, en face de la RND de Champalle, salue une « nouvelle réjouissante » pour la biodiversité.
Les Romains et les Médiévaux étaient moins précis que nous dans l’identification des plantes mais ils s’y essayaient … C’est peu dire : ce sont les philosophes Dioscoride, Théphraste, Aristote, … qui ont lancé l’histoire de la botanique. Ils avaient tous plusieurs noms pour identifier la « laitue ». Pensez simplement à la situation vécue où votre maman vous ayant demandé d’aller chercher ou d’acheter une salade, vous vous retrouvez devant 5-6 sortes de feuilles différentes dans le rayon du magasin ou dans le potager …
La Lactuca sativa, terme très général, est ainsi nommée dans les livres de Dioscoride, 3,89 ; de Columelle 10, 111 et 10,179- et 11,3,26- ; de Pline l’Ancien, 19,125- ; de Palladius I, 30,1. Pour les Médiévaux, la Lactuca sativa fait partie de la liste des plantes à cultiver dans le Capitulaire de Charlemagne. Différents types de laitue pouvaient donc pousser dans un jardin à Poilvache, dans les friches aux alentours et aux bords du fleuve en contrebas du promontoire rocheux.
La distinction historique majeure entre la Lactuca sativa et la Lactuca saligna est, selon les hypothèses des historiens et des botanistes actuels, l’usage que l’on fait de la plante : la Lactuca sativa est le produit de la sélection humaine pour la consommation, tandis que la Lactuca saligna est restée une plante sauvage, dont les caractéristiques physiques n’ont pas été travaillées pour le goût ou la texture comestibles. Encore faut-il que le Romain X et le Médiéval Y puissent distinguer clairement et systématiquement les différentes variétés de « laitue » et que les Romains et les Médiévaux ne mangeaient comme salade (crue ou cuite) que les plantes « travaillées pour le goût ou la texture » …
Pour en savoir plus sur la « laitue à feuille de saule » de Anhée, je vous renvoie à l’article de la RTBF.
Je me permets de vous partager une invitation à un stage qui nous intéresse à Poilvache, autant comme Réserve naturelle domaniale que comme site médiéval.
Redécouvrez le plaisir d’un geste efficace et silencieux en participant à un stage de fauchage à la faux avec Peter De Schepers (Le Pic Vert). C’est à Solières en province de Liège.
Le bruit et l’odeur de la débroussailleuse vous fatiguent ? Vous rêvez de nettoyer un terrain avec le simple son de l’herbe qui se couche ? La faux est l’outil qu’il vous faut !
Mais attention, bien faucher, ça ne s’invente pas, ça s’apprend. Oubliez la force brute : tout est dans la technique, le réglage du matériel et la qualité du tranchant.
Inscrivez-vous vite à notre stage du 21 septembre pour vous transmettre ce savoir-faire ancestral, en petit groupe (8 personnes max). Que vous soyez grand débutant ou déjà « expérimenté », venez apprendre les bons gestes ! Envoyez un mail à contact.reviv.essence@gmail.com pour confirmer votre inscription et recevoir les modalités de paiement.
Au programme de nos formations :
Ergonomie : Régler parfaitement votre faux (manche, poignées, lame) à votre corps pour faucher sans effort et sans mal de dos.
Le geste juste : Apprendre le mouvement correct, tout en souplesse, détente et respiration pour une efficacité maximale.
L’entretien de la lame : Démystifier le battage (sur enclumette ou outil à battre) et l’aiguisage à la pierre. C’est LE secret d’une coupe parfaite !
Réparation : Apprendre à réparer les petits dégâts sur votre lame. Vous avez une vieille faux ? Amenez-la, elle a sûrement un grand potentiel !
1 journée pour une initiation complète.
Tout le matériel nécessaire pour le stage. Vous n’avez qu’à venir avec votre envie d’apprendre, une gourde et un pic-nic !
Le Rustican ou Livre des Prouffits champestres et ruraux est l’adaptation des Ruralium commodorum libri XII, traité d’agriculture composé vers 1305-1306 par le Bolonais Pietro dei Crescenzi. Miniature.
Voici quelques photo de la restauration et du remontage du mur du chemin de défilement prises il y a quelques jours, en août 2025.
Rejointoyer, lisser, nettoyer, faire sauter le pourri, aligner, tasser, tapoter, positionner, mettre à niveau, dénicher la perle / moellon rare … que de gestes précis pour remonter un mur. Cherchez à associer un de ces verbes à sa photo :
En éliminant les tas de moellons à disposition, en nettoyant le mur et en dégageant le sommet des végétaux, l’équipe a retrouvé quelques objets archéologiques. Vous en saurez plus dans un prochain article.