Samedi, au marché médiéval du grand parc du château d’Enghien, vous pouviez ici et là capturer des petits moments de vie quotidienne bien sympa … qui donnaient envie de demander le logis pour passer la soirée et la nuit avec eux.
Ici la relève se prépare :
Là, pour donner des forces à la relève :
Mais au fond, est-ce que j’ai visité ou j’ai participé au marché médiéval ? Cette question serait-elle une fausse alternative ?
Samedi, au Marché médiéval dans le parc d’Enghien, la Fédération belge d’escrime médiévale organisait un tournoi. Impressionnant. Le public se rassemblait autour de « l’arène », derrière une corde à un bon mètre d’écart. Nous devions nous tenir prêt à reculer …
Une quinzaine de chevaliers, de bons gaillards, ont d’abord eu droit à une présentation officielle. Les règles n’ont malheureusement pas été rappelées à la séance à laquelle j’ai assisté : les chevaliers passaient à la dague on ne sait pourquoi et « l’arbitre » faisait des signes « 3 » ou « 2 » au bout d’un moment à l’un des deux sans que la raison ne soit claire. A la fin, « l’arbitre » était très doué pour annoncer un nombre de … touches. Peu importe, ce n’est pas le plus important.
Par contre, comme je l’ai écrit hier, nous avons pu vraiment prendre conscience de la rudesse des coups et de la qualité nécessaire des armures. Les chevaliers ne voyaient vraiment pas grand-chose derrière leur casque. Il leur fallait une fameuse résistance pour tenir un combat de quelques minutes à peine. Le pauvre écuyer avait aussi un grand rôle : mettre la bonne arme dans le gant de son chevalier … Sa vie ne tenait qu’à un fil 😉
Voici une vidéo de « jeunes » chevaliers au combat moins engagé que ceux qui les suivirent :
Pour d’autres photo et info, l’escrime médiévale a aussi sa page Fb …
Future épreuve des J.O. ? Bon entrainement à tous !
Si c’était la drache à Poilvache samedi, il faisait bon à Enghien pour le marché médiéval dans le parc du château de la ville. Pas moins de 40 stands dans l’immense parc (tout plat) autour du lac. Cela donne une idée d’une armée seigneuriale en campagne, comme celle de Huy ou de Dinant en 1430 qui sont venus détruire le site de Poilvache.
Nous y avons croisé les frères combattants de Saint Jacques. Le cuisinier, plus riche que ses concurrents, avait cannelle, gingembre, cardamome et poivres pour aromatiser les repas de ses compagnons. Avec les Saints Glands, nous avons mieux compris l’archerie. Plusieurs forgerons travaillaient ferme pour préparer les armes des assauts à venir. Un tournoi d’escrime médiévale a bien fait comprendre la rudesse des combats et les difficultés que les gars sous armure rencontraient : pas facile de prendre son épée avec son gant ; ils ne voyaient pas grand-chose ; il fallait une fameuse résistance pour tenir un combat de quelques minutes à peine. Mais les armures sont vraiment solides ! Si à Namur les oies promenaient leur bergère, ici un troubadour promenait sa chouette. vous pouviez aussi vous tester à l’écriture à la plume d’oie. Ici et là, quelques scènes du quotidien bien sympas.
Bref, une belle journée de rencontres enrichissantes. N’hésitez pas à partager les vôtres. Les vidéo suivront dans les jours suivants …
Elle était attendue depuis plusieurs semaines … elle est enfin arrivée. Nous sommes heureux de pouvoir vous proposer une tente médiévale à côté du pavillon d’accueil pour pouvoir profiter à l’abri d’une bonne « Emeraude » ou d’une boisson rafraichissante selon les caprices de la météo belge.
Nous profiterons aussi de ce nouvel espace pour illustrer les divers objets archéologiques trouvés à Poilvache depuis 1879, durant les 4 phases de fouilles qui ont déjà eu lieu dans les ruines. Chaque semaine le thème changera : les armes, les pierres taillées, le métal, la céramique, les fouilles, le jardin, le Grand Pignon et les essais de reconstitutions, les cartes postales, gravures & tableaux, …
Jean-Pierre Willame et Jean-Christophe, un de ses amis, ont bravement monté la tente hier par un temps très automnal. Merci à eux et santé à tous !
La vaisselle de grand-mère c’est bien quand c’est rangé dans la grande armoire de la salle à manger. On ne la sort que lors des grandes occasions et gare à la casse. La vaisselle, c’est un hommage et plein de souvenirs.
Il y a aussi les pots de tous les jours, fabriqués en série, « industriellement », remplaçables aisément. Ils sont pratiques, jetables, utiles à la vie quotidienne. Depuis très longtemps les Humains ont imaginé et créé des ®Tupperware (cfr expo à la MPMM) pour conserver, transporter, manger, boire, cuire, ranger, … Aujourd’hui en « plastique », hier en céramique.
Les archéologues sont tout contents de trouver de la céramique lors des fouilles. Pourquoi collectionnent-ils les pots cassés et amassent-ils des kilo de tessons qu’ils gardent dans des caves ? Un tesson est un petit morceau de céramique. Ce petit fragment, cette petite partie ferait-elle le Tout ? (Je vous renvoie à mon article philo paru dans le n°115) Comment regarder une céramique du Moyen Age ? Que nous dit un pot cassé sinon qu’un maladroit l’a laissé tomber et qu’un citoyen un peu fou s’est amusé à fouiller précautionneusement un terrain, ramasser les tessons, les recoller avec doigter et les exposer dans un musée ?
Céline Hermans, co-conservatrice de l’Espace muséal d’Andenne / Le Phare a étudié les trouvailles de M. Pasquier Grenier. La collection de tessons de ce dernier est hors contexte stratigraphique : tout ce que l’on sait c’est que tous les pots de cette collection proviennent de la région de Tournai. C’est vaste. Que peut faire alors l’archéologue de cette masse de céramique ?
Ecoutons Céline dans cette courte vidéo nous exposer les premiers indices sur les céramiques les plus complètes et les plus esthétiques de la collection :
Reste une question pour vous chère lectrice / cher lecteur : sur la table, quelle céramique est le chauffe-plat ? Envoyez votre réponse à info@poilvache.com bien sûr …