Plaisirs du brouillard

C’est un des plaisirs d’être bénévole à l’accueil et des visiteurs de la première heure : en cette saison, parfois, vous avez la chance de découvrir la mer mosane de brouillard, de surplomber les nuages, de repenser à un tableau célèbre de W. Turner, ou de peut-être avoir envie de Chantilly sur votre dessert.

alors que :

Merci à Renaud Dumont de partager un peu de ces plaisirs.
N’hésitez pas à partager vos essais poétiques si l’inspiration vous vient à info@poilvache.be

à bientôt sur le site

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Jours de chasse 2024-25 …

Par divers arrêtés officiels, l’accès aux ruines de Poilvache et aux Réserves naturelles les englobant sera interdit les jours de chasse suivant : 09/10, 06/11, 11/12/2024 et 15/01/2025. Il faut bien réguler la population animale …

Merci d’en tenir compte pour l’organisation de vos promenades et de la réservation des visites guidées hivernales.

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Les Médiévales de Beauraing : à cheval !

C’était déjà la 8e édition le we dernier. La forme des fortifications beaurinoises permettent la mise en place d’animations différentes par rapport aux autres sites de fêtes médiévales. J’y reviens dans quelques lignes. 

Nous y étions le dimanche 01 septembre après-midi. Prenons le temps de décrire rapidement l’aménagement des lieux. A Beauraing, le plan se fait comme une spirale, un escargot ou un trombone. Vous choisissez la forme que vous préférez. 

Artisanats et produits de bouche formaient le marché médiéval tout en longueur en montant vers le château. De l’autre côté du chemin asphalté, en 4 zones : trois séries de campements dans l’ordre chronologique interrompues par l’esplanade consacrée au bar. Les nombreuses Compagnies offraient ainsi aux visiteurs une ligne du temps en 3 dimensions depuis l’époque romaine jusqu’au XVIe s. 

Il y avait du monde sans y en avoir trop. La météo était agréable. L’ambiance paisible et festive à la fois. Les démonstrations de canons variés interrompaient bruyamment mais brièvement les parties de musique, les contes et les animations interactives.

Au dessus, le château proprement dit était partagé entre  la zone de batailles pour les enfants, un 2e bar et le magicien.

Je mettrais 4 animations en évidence mais chacune méritait notre participation. Nous y avons revu et réécouté Christophe Dadseux accompagné d’une harpiste nous conter légendes. Les Français de la Mesnie d’Augerolles animaient leur camp en expliquant notamment l’état d’esprit du XVe siècle essayant de se faire à la mort (c’est le temps des premières danses macabres après les pestes et les grandes guerres) et en même temps de séduire car il fallait repeupler la société (l’art du costume s’adapte à la demande). Sur les Terres du seigneur de Roly, j’ai dû faire quelques bêtises car le « prévôt » a failli me couper la tête  en m’accusant de vol. Il a heureusement été clément et il a pris le temps d’expliquer le monde de la justice au XVe siècle en prenant d’autres exemples de procès. Enfin, et peut-être surtout, une 2e esplanade permet à l’organisateur beaurinois de proposer à son public un tournoi de chevalerie. La troupe équestre venait de Normandie. Ils ont fait démonstration d’exercices de chasse, de cavalcade de dextérité et de joute proprement dite : il fallait bien que les chevaliers s’entraînent pour la guerre suivante. Comme à Enghien avec le tournoi d’escrime médiévale, les spectateurs reviennent à la réalité par rapport aux représentations trop parfaites que les BD, films et jeux video nous ont mis dans la tête. Nous avons ainsi pu en quelques minutes admirer l’intérêt de l’entrainement, l’art des cavaliers qui ne voient rien sous leur casque, les liens de respect avec le cheval qui n’a pas toujours envie de faire ce qu’on lui demande, les caractères bien tranchés ; ce n’est pas forcément le cheval et le cavalier les plus imposants qui s’en sortent le mieux. Impressionnant !

Retrouvez toutes les Compagnies sur le site web des Médiévales.

Bref, une très belle après-midi instructive et divertissante avant la rentrée scolaire pour moi. Je ne pourrai pas poster aussi souvent maintenant que durant l’été.

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Le Musée archéologique de Namur ? C’est bateau … 

Faux jeu de mots dans le titre. En fait, non loin de la Place Saint Aubain au coeur de la capitale wallonne, le nouveau Musée archéologique de Namur fait partie du nouveau Pôle des Bateliers   qui le relie au Musée des arts décoratifs et au Musée Félicien Rops. Un grand jardin public anime les passages entre ces 3 espaces muséaux de premier ordre à Namur. 

Nous étions à l’inauguration du Musée archéologique le lundi 02 septembre dernier. Il y avait grande foule et bonne ambiance. Benjamin Snoeck, du DNF mais plus à titre privé, était aussi présent. 

Le Musée archéologique de Namur est une établissement scientifique et culturel géré par la Ville de Namur. Il est l’un des plus importants de la Fédération Wallonie-Bruxelles en matière d’archéologie. Plus qu’un condensé du passé, il propose de mettre en perspective les connaissances acquises par l’archéologie pour comprendre le présent et préparer l’avenir.

Il est installé dans l’ancienne école des bateliers qui a été habillée d’une verrière contemporaine signée par l’artiste Jean Glibert. Le Musée, tout en longueur, structure sur pas moins de 1500m2  ses salles d’exposition réparties sur deux étages largement et agréablement éclairée par la verrière qui le longe. 

La présentation des collections ambitionne de faire redécouvrir aux visiteurs les collections archéologiques de la région namuroise et ses abords, du Paléolithique au Moyen Âge, mais également les richesses du sous-sol de la ville. Il complète donc à merveille le Musée du Patrimoine médiéval mosan. 

Que conserve-t-il de Poilvache ? Peut-être peu de choses en fait. Vous le saurez la prochaine fois avec l’interview  ou l’article d’Annick Lepot, conservatrice du Musée archéologique.  

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Lambert de Schaltin, le curé de Poillevasse et « La guerre namuroise »

Dans le dernier volume de la revue publiée par la Société archéologique de Namur, un article nous intéresse particulièrement, celui écrit par Emmanuel Bodart et Antoine Bonnivert sur « l’après-guerre namuroise (1429-1431) : l’apport de 2 comptabilités inédites des chambres des comptes ». Ces deux documents leur permettent de confirmer ou nuancer les hypothèses formulées par de nombreux autres historiens sur cette guerre et d’en préciser les conséquences économiques directes, comme particulièrement l’utilisation faite par le duc de Bourgogne de l’imposante amende infligée aux Liégeois au terme de cette guerre namuroise que le Traité de Malines le 15 décembre 1431 arrête. Ces deux petits documents de comptes conservés dans le colossal fonds d’archives de la Cour des Comptes, qui n’avaient jusqu’ici pas été vraiment étudiés par les historiens, dressent la liste des personnes namuroises qui ont reçu une certaine somme, se partageant ainsi l’amende infligée.

On sait que ce duc de Bourgogne n’a (pour finir?) pas choisi de rebâtir les fortifications de Poilvache détruites et rasées pour l’exemple en 1430 mais il a bien payé « IIIIXXX nobles » (= ?)  à un certain Lambert de Schaltin pour les travaux quand même réalisés au « wes » (réservoir?) De Poilvache.  Ce Lambert a pu ainsi profiter de l’amende payée au duc de 100000 nobles d’or d’Angleterre « pour réparer les chasteaulx et maisons ». Cette notification titille notre imagination : le petit nettoyage fait par Lambert très vite après la destruction de Poilvache en juillet 1430 était-elle un essai pour évaluer si les fortifications pouvaient être rebâties ? Font-elles parties de frais inhérents à une réoccupation postérieure et partielle de la ville et du château de Méraude ? Lambert a-t-il plutôt profité de cette manne pour gagner de l’argent parce qu’il était dans les bonnes grâces des autorités ? Etait nécessaire de réparer cette réserve d’eau en urgence pour aider les troupes militaires à vivre en ces lieux en attendant de les reloger ailleurs ? Quelqu’un d’autre habitant plus près que Lambert de Schaltin aurait-il pu faire ces travaux ou Lambert était-il le dernier survivant capable de réaliser cela ? Le document de comptes étudié par cet article  n’y répond pas évidemment. N’hésitez pas à nous partager votre propre hypothèse qui expliquerait les « travaux inutiles » réalisé par ce Lambert de Schaltin. 

On apprend aussi qu’au « curé de Poillevasse par quittance de Maroye de Haeolues executresse de son testament scellée du seel de messire Watier de Waseges », 23 nobles ont été versés. Ici aussi l’information pourtant très utile pour comprendre l’événement historique est frustrante : à quoi a servi cette belle somme d’argent ? Pour (uniquement?) payer un calice comme nous révèle un autre document historique ? Nous attendons aussi les résultats de votre imagination … 

Les terres namuroises ont beaucoup souffert de ce conflit entre le Duc de Bourgogne et les Liégeois. Le document d’archives vous donne une idée des lieux qui ont été touchés et des personnes qui ont pu bénéficier d’un dédommagement. D’autres personnes attachées à Poilvache apprissent-elle dans la liste de ce document de comptes ? Le prince évêque de Liège Jean de Heinsberg a pu payer par tranches mais a-t-il respecté le calendrier des échéances ?  Qui a pu bénéficier de cet argent outre nos deux personnes attachées à Poilvache ? Que vaut un noble d’Angleterre ? L’administration ducale  avait-elle dressé une liste des dégâts et des besoins ? Comment s’y est-elle prise pour répartir l’amende ? Qu’est-ce que Emmanuel Bodart et Antoine Bonnivert précisent  par rapport à ce que d’autres historiens ont déjà écrit sur cette guerre namuroise ? Je vous laisse lire l’article qui vient d’être publié pour vous informer plus complètement … 

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