C’est pas encore cette fois que je visiterai le château ! (Bouillon, 38e fête médiévale, 09/08/2025)

Nous voilà de retour en terres liégeoises, dans le très beau et impressionnant site du méandre serré de Bouillon créé par la Semois. Le contact entre Poilvache et Bouillon peut et pouvait se faire par l’eau puisque la Semois est un affluent de la Meuse. C’est dès le Xe siècle qu’une forteresse a été bâtie sur l’éperon rocheux et elle devient vite un point clé entre la Basse et la Haute Lotharingie. La cité qui s’est développée à ses pieds le long de la Semois dépendant de la Principauté de Liège. Le château, parait-il, est un livre ouvert illustrant l’évolution de l’art militaire jusqu’à Vauban !

J’avais déjà fait plusieurs fois le trajet pour véhiculer mon filleul ayant travaillé dans un hôtel restaurant à Corbion, à 7 km de de là, mais la visite du château n’a jamais pu se faire … et cette fois non plus ! Je ne pense pas avoir déjà participé à cette fête médiévale et le campement de « nos » Francs Compaings de castel Méraude m’en donnait l’occasion. Ils y avaient déménagé le campement dont vous avez profité le premier week-end d’août à Poilvache. Ils réinstallent un bivouac pour mercredi. 

A Bouillon donc, ce week-end, un grand parking de délestage était organisé sur les plateaux. La taille de la pâture et le nombre de véhicules déjà garés présageaient d’une grande  foule. C’est en bus que nous avons été conduits au coeur de la ville … noire de monde ! Mais un monde bon enfant, déambulant de zone animée en zone animée, calme, intrigué, prêt à être emporté dans un ailleurs divertissant et enrichissant. 

Bouillon se met l’heure médiévale tout un we et ils ont bien raison. C’était la … 38e édition ! 4 marchés artisanaux et médiévaux, 8 zones d’animations réparties dans la presqu’île, un très grand campement des 23 troupes de reconstitutions médiévales le long de la Semois au pied du château,

… et au moins 10 ensembles musicaux qui se partages les différentes scènes toutes les demies heures ! 

J’ai écouté avec enchantement les « Bordoen » puis les « Bohemian Bards » mais j’ai loupé les « Pipers of Transylvania ». J’ai admiré le travail de plusieurs artisans de coutellerie et du travail du bois, l’un établi à Bouillon même (quai du Rempart, 26) ou l’autre venant de Pologne  comme le « Vasmaya Médiéval Shop » proposant des verres, des peaux, des bijoux, des briquets, de très bonne facture. J’ai enfin pu acheter à l’échoppe du cordonnier « Groll de Troll », venu du centre de la France, une paire de chaussures médiévales à la pointe remontante, modèle à la mode au XIVe siècle. Un artisan comme on n’en fait plus en Belgique. Et « Vert de Gris » proposait des reproductions de bijoux antiques et des créations dignes d’être portées. 

Un peu plus tard, j’ai apprécié l’assiette de grillades proposée par Le fumet des Ardennes après avoir salivé devant le cochon à la broche tournant lentement devant le public. Pour l’accompagner, j’ai dégusté, avec sagesse, les deux bières locales, la Godefroy rousse et la Godefroy blanche de la Brasserie Maziers. La Godefroy rousse, 6,2°, est rude, avec un caractère affirmé. Sa couleur ambrée et son parfum houblonné vous raviront ! Cette bière porte le nom d’un héros des premières croisades, Godefroy de Bouillon.

C’était la bonne heure pour capturer quelques scènes de repas que chacune des troupes prenait de concert à ce moment-là. A chaque table son style, son ambiance, son décor.

J’ai fait la connaissance alors du menuisier des Passeurs d’Histoire. J’ai capturé aussi un intriguant trio semblant manigancer quelque méfait futur ! 😉

Peu avant 20h, une troupe, rejointe par ses voisines, ont chanté un « bon anniversaire » à l’un d’entre eux. J’ai ensuite déambulé dans la ville en attendant le grand défilé aux flambeaux avant de regagner les terres du Bocq. 

Une très bonne après-midi … Et une envie de retourner à Bouillon pour enfin, peut-être, visiter le château médiéval !

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